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"Ce dernier se forme aussi lorsque le floc est
trop profond, (dessin N° 4). Dans ce cas, l'interruption de continuité
du parcours de la fumée est très marquée du fait de la brusque variation
de la section du canal, créant une chambre d'expansion dans laquelle la
fumée se répand en se refroidissant brusquement, provoquant ainsi un
condensât."
Erwin : Apparemment ce monsieur ne
sait pas très bien ce qu'est un floc, puisqu'il confond avec la
mortaise.
"Ce dernier apparaît aussi lorsque la fumée doit se comprimer pour
emprunter le canal plus réduit du tuyau (dessin N° 5). Au moment de
l'achat d'une pipe, pour vérifier si cette chambre d'expansion existe,
on enlève le tuyau de la pipe, et on mesure la longueur du floc, que
l'on compare à la profondeur de la tige."
E : Euh, en regardant son dessin,
je ne vois pas de quoi il parle. Et puis je ne comprends pas le rapport
entre les deux phrases successives.
"Dans beaucoup de cas, l'intérieur de la tige est toujours plus
profond que la longueur du floc, ce qui réduit l'influence négative de
la chambre d'expansion et permet un aménagement du floc du tuyau pouvant
régulariser le parcours de la fumée. (dessin N° 6)."
E : Hein ? Et moi qui croyais
qu'il fallait parfaitement adapter les dimensions du floc à celle de la
mortaise!
"Autre remarque, très importante, sur le perçage de la tige. La
section du forage, à partir du fourneau, ne doit pas excéder 2,5 mm afin
d'éviter qu'à l'aspiration de la fumée, ne se joignent des brindilles de
tabac, au début de la pipée, ou des cendres, à la fin de la pipée"
E : 2,5mm !!!!!
AAAAAARRRRGGGGGHHHH !!!!
"Enfin la section du perçage de la tige ne doit pas être différente
de celle du tuyau"
E : A part le perçage très
particulier de Random que ce monsieur n'a jamais vu, je voudrais qu'il
me montre une seule pipe où le diamètre du perçage de la tige serait
identique au diamètre dans le floc, dans le tuyau et dans le bec. Une
seule. Chiche.
Guillaume : Pour le diamêtre de
2,5mm, il faut rappeler que cet article date de 1990. C'est pourquoi
Alain a ajouté sa note en bas :"1) NDLR : Aujourd'hui, 2005, une
tendance voit le jour pour préférer des perçages à 4 mm. L'expérience
montre qu'il n'y a aucune influence sur l'absorption de tabac ou de
cendres. En revanche, le tirage est amélioré et l'encrassement de la
tige est ralenti."
E : Il ne faut surtout pas penser
que des perçages de 4mm datent de hier. Les toutes vieilles Dunhill ou
Barling par exemple avaient déjà un perçage large. Il y a trente ans,
Sixten Ivarsson perçait déjà à 4mm. Depuis des années Jess Chonowitsch
emploie du 4,3mm. Récemment, surtout en Amérique, on est même passé à
des diamètres de 4,7mm.
Mais sérieusement, je voudrais voir quelle marque ou quel pipier
auraient percé à du 2,5 !
G : Mais j'avais cru comprendre
que si ces 4mm sont passés dans la norme, pour une grande majorité de
pipiers, c'était tout de même assez récent ?
E : A vrai dire, plein de pipes
vraiment anciennes avait déjà un perçage large pour la simple raison
qu'à cette époque, la plupart des pipes étaient équipées d'un régulateur
de fumage (que j'aime employer ce mot !) ou d'un autre système en métal.
Il fallait donc percer plus large pour pouvoir introduire ces bidules.
En plus certaines marques prestigieuses d'antan comme Barling perçaient
déjà plus large que leurs concurrents. C'est d'ailleurs pour ça que les
"pre trans Barling" fument si bien et valent plus sur le marché de l'estate
que les Dunhill. En plus, dès le début Castello s'est distingué par ses
perçages larges. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard que c'est Castello
qui est considérée comme la meilleure pipe italienne.
Donc, non, le perçage 4mm, ce n'est absolument pas nouveau. Ce qui est
nouveau, c'est qu'on passe de plus en plus au-delà.
Alain : Cet article ancien m'a
paru intéressant pour être publié, même s'il engendre des étonnements.
Par respect pour l'auteur, je n'ai pas voulu retoucher son texte au
risque de déclencher des réactions.
C'est exact qu'il comporte des erreurs dont les causes principales sont
à rechercher dans le fait que c'est une traduction, qui a du être
recopiée et dactylographié par plusieurs personnes. La confusion entre
le floc et la mortaise que tu signales en est un exemple.
Des erreurs de ce type sont malheureusement fréquentes et la littérature
pipière véhicule pas mal d'incohérences développées par certains et
reprises religieusement par d'autres auteurs.
Pour le dessin n°5, le perçage de la tige est nettement supérieur à
celui du tuyau, si bien que la fumée vient buter sur le floc, d'où
condensation. C'est cela qu'il fallait comprendre.
La phrase accompagnant le dessin n°6 me laisse perplexe comme toi.
Mauvaise traduction certainement, puisque le dessin nous montre un floc
excavé en V comme on le voit sur les pipes hauts de gamme, ce qui ne
correspond seulement à la fin du paragraphe.
Dans ton post suivant, tu écris :
A vrai dire, plein de pipes vraiment anciennes avait déjà un perçage
large pour la simple raison qu'à cette époque, la plupart des pipes
étaient équipées d'un régulateur de fumage (que j'aime employer ce mot
!) ou d'un autre système en métal. Il fallait donc percer plus large
pour pouvoir introduire ces bidules.
C'est exact, mais le perçage n'allait pas jusqu'à la base du foyer.
C'était simplement pour placer le système (ou zigouigoui)
Mais de toute façon, il m'a semblé que cet article, malgré ses
imperfections, venait conforter ce que tu as souvent développé ici,
c'est à dire que le conduit de fumée doit être le plus régulier
possible, sans aspérité ni changement brusque de diamètre. Et pour cela,
il était intéressant. |