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Fumages
Hermann Hennen PDG Poker Morta
Allumage : douceur discrète et plaisante,
nette perception de la note fumée du Latakia, léger picotement sur
la langue, sans agressivité.
1er tiers : la douceur reste présente et s’intensifie même un
peu mais les arômes fumés allument un contre-feu très efficace.
Milieu de bol : le Latakia domine les débats avec toujours
cette belle douceur de fond, physique.
Fin de bol : je reste en pays latakié, densité des arômes,
encens, fumés-boisés. Finale âcre-amère, sombre, fort agréablement
contenue par un reste de douceur qui contribue à former un ensemble
compact, entier. Une fin en puissance, impressionnante. Un tabac
d’homme quoi !
P.S. : l’intensité finale était telle, que j’ai
décidé de poser la pipe et de la reprendre le lendemain, juste par
curiosité. Résultat étonnant, détonnant serait d’ailleurs un terme
plus adapté. Imaginez de fumer du lait condensé fumé. C’est l’image
la plus proche que j’ai trouvée pour décrire cette fumée charnue à
la douceur profonde, derrière laquelle percent des accents d’encens
sur fonds de feu de camps et de sous-bois. Puissant !!
Hermann Hennen PDG Poker Morta – 2ème fumage (15 jours plus tard)
Il me fallait vérifier… des fois que les
impressions de la première tentative ne soient que le reflet de mon
imagination !
Allumage : même douceur qu’au premier
fumage, les notes fumées du Latakia sont toujours bien présentes
mais cette fois pas de picotements. Les arômes d’encens sont
perceptibles dès les premières bouffées.
1er tiers : le début du bol se présente comme lors du premier
fumage, douceur fumée complétée par des arômes boisés et d’encens.
Un léger picotement se fait sentir, stimulant.
Milieu de bol : densité, douceur littéralement palpable, les
arômes puissants du Latakia laissent tout de même une place aux
orientaux. Ensemble complexe et bien intégré.
Fin de bol : finale en apothéose, comme pour le premier
essai. Vulcain est venu se loger dans cette pochette de BS. Je n’en
fumerai peut-être jamais d’autres, mais que cet argent a été bien
investi !!
Thierry Melan « Kilimandjaro »
Allumage : attaque assez douce, la note
fumée du Latakia domine
1er tiers : douceur en arrière-plan mais néanmoins bien
perceptible. Le côté fumé du Latakia domine largement le tableau,
mais les arômes plus profonds, en particulier l’encens, percent dès
le début du fumage. L’ensemble prend rapidement du corps et de la
puissance.
Milieu de bol : le tableau aromatique reste constant, douceur
en arrière-plan, Latakia dominant, avec un léger picotement,
stimulant. L’oriental vient compléter l’ensemble par des arômes plus
organiques, ronds, formant un bel ensemble.
Fin de bol : la présence aromatique reste intéressante
jusqu’à la fin du bol, avec un joli jeu entre le Latakia et
l’oriental, plus équilibré et intéressant.
Sans atteindre les sommets quasi paroxystiques
révélés par la Poker Morta de Hermann Hennen, cette petite « Kili »
de Thierry Melan au foyer conique se révèle une bonne compagne pour
cet ancêtre vigoureux.
Valery Ryzhenko « freehand chubby »
Allumage : douceur très discrète, en
arrière-plan, prédominance des notes fumées du Latakia
1er tiers : fumé, fumé, fumé… un rendez-vous pour les
amateurs de certains liquides écossais où se marient la tourbe et la
fumée !
Milieu de bol : la douceur reste présente, toujours très
discrète. L’oriental réussit à percer et apporte des arômes
profonds, organiques. Le Latakia apporte ses épices résinées –
encens.
Fin de bol : l’ensemble devient sombre et intense, costaud
comme on dirait dans mes campagnes, très costaud même. Ici aussi,
personne ne soupçonnerait que le Latakia se soit « affadi » durant
les années de réclusion au fond de sa pochette.
Note : cette Valery Ryzhenko est de petite taille
(courte). Malgré un fumage de plus précautionneux, la fumée qui
parvient dans la bouche est tiède. Cela semble exacerber les arômes
fumés.
Roland Schwarz Freehand
Allumage : douceur discrète, note fumée
bien perceptible.
1er tiers : le Latakia domine, la douceur de fond reste bien
perceptible, les orientaux arrivent à percer.
Milieu de bol : les arômes profonds du Latakia s’expriment
pleinement, accompagnés des épices turques, le tout arrondi par une
douceur plus intense et complété par une amertume qui donne un beau
coup de peps à l’ensemble. Puissant.
Fin de bol : finales puissante, sombre et complexe, un peu
moins de subtilité côté arômes mais toujours une belle douceur.
David Enrique Liverpool in the Fall
Allumage : douceur discrète, les notes
fumées du Latakia dominent
1er tiers : les notes fumées restent au premier plan, douceur
discrète qui se renforce nettement sur la fin du premier tiers pour
devenir physiquement perceptible (nette sensation de douceur sur la
langue). Les orientaux font leur apparition.
Milieu de bol : bonne présence des orientaux qui arrivent à
l’équilibre avec les notes fumées du Latakia qui commence à délivrer
ses arômes profonds. Douceur très légèrement piquante qui apporte du
dynamisme à l’ensemble. Des notes de réglisse, de tisane de fenouil
(très doux) complètent le tableau. Ensemble harmonieux, rond, très
satisfaisant.
Fin de bol : le dernier tiers du bol est dans la continuité,
un rien plus dense et corsé, sans perdre en nuances. Honnêtement :
deux heures de pur bonheur pipier !
Note : cette David Enrique a donné sa pleine
mesure avec ce tabac, permettant un fumage très lent. Le tabac
couvait en sourdine permettant aux arômes de se révéler dans toute
leur subtilité.
Davorin Denovic Morta Freehand
Allumage : sensation physique de douceur
sur la langue, notes vineuses, fumée discrète
1er tiers : persistance de la douceur « physique », léger
picotement, poivré, agréable et stimulant, notes fumées un peu plus
soutenues. Les orientaux se manifestent discrètement.
Milieu de bol : Plus de densité et de puissance avec une
douceur intense de lait condensé. Les orientaux sont bien présents
et le Latakia libère ses épices. Ensemble complexe, sombre, terreux
et puissant. Passage très intéressant pour l’amateur de sensations
fortes.
Fin de bol : le morta joue manifestement son rôle de
catalyseur d’arômes. Les sensations s’approchent sensiblement du
fumage dans la Poker Morta de Hermann Hennen (PDG). Finale d’une
extraordinaire intensité et puissance, mais toujours très nuancé et
complexe. Aucune déperdition d’arômes, bien au contraire. Des notes
vineuses, comme au départ mais en plus intense, viennent enrichir le
tableau aromatique (Latakia Syrien).
La puissance de l’ensemble est étonnante et
continue de me surprendre par une douceur qui persiste littéralement
sur la langue. La comparaison avec la longueur en bouche d’un grand
vin s’impose.
Davorin Denovic Morta Freehand – 2ème fumage (10 jours plus tard)
Un deuxième fumage s’imposait…
Allumage : douceur façon « lait condensé »
dès les premières bouffées. Notes fumées discrètes. Je ne retrouve
pas les arômes vineux en début de pipe.
1er tiers : les notes fumées se renforcent légèrement, belle
densité et douceur palpable. Les accents vineux se manifestent,
accompagnées de ce picotement vivifiant que j’avais déjà noté lors
du premier fumage. Les orientaux sont présents en trame de fond. Le
tout forme déjà un tableau d’une belle complexité.
Milieu de bol : densité, douceur, poivre et arômes profonds
du Latakia, surtout des notes d’encens et de résine. Les arômes
vineux du Latakia se manifestent régulièrement (par intermittence).
Les orientaux percent par moments avec des notes organiques. Le
picotement vivifiant reste présent sans gagner en intensité. Le
milieu de bol est de nouveau un passage d’une complexité et d’une
richesse extraordinaire.
Fin de bol : même finale en apothéose que lors du premier
fumage.
Trever Talbert « Petit pot Morta »
Allumage : très discret, aucune sensation
de douceur, seul le fumé du Latakia ressort et une certaine âcreté.
Peu d’évolution notable sur une grande partie du (tout petit) bol.
En toute fin de fumage des arômes d’encens se font jour et les notes
fumées se renforcent. Aucune douceur n’est perceptible et l’âcreté
de l’ensemble se renforce sur la fin.
Cette petite pipe, pourtant très copine avec le Pirate Kake,
n’arrive pas du tout à s’acoquiner avec ce Balkan Sobranie. Ce BS a
manifestement besoin de volume pour pouvoir s’épanouir.
David Enrique Long shanked poker
Allumage : douceur bien perceptible, notes
fumées et arômes épicés.
1er tiers : la douceur s’intensifie un peu. Le Latakia domine
avec des arômes vineux, de l’encens et de la résine, le tout enrobé
d’une bonne couche fumée. Les orientaux sont perceptibles en
arrière-plan.
Milieu de bol : durant la deuxième partie du fumage le
Latakia est les orientaux s’équilibrent pour former un ensemble très
harmonieux et riche, complété par une douceur remarquable avec par
moment des accents de caramel. La fumée devient dense, crémeuse.
Fin de bol : finale complexe, aromatique, sombre. Notes
fumées plus intenses. Douceur persistante jusqu’à la fin du bol.
Note : il s’agit du tout premier fumage avec
cette pipe de David Enrique.
Le Latakia s’affadirait en vieillissant… j’ai lu cela à plusieurs
reprises. Je n’ai pas assez d’expérience pour pouvoir confirmer ou
infirmer cela. Une chose est par contre certaine : le Latakia
contenu dans ce Balkan Sobranie Original Smoking Mixture ne semble
pas avoir souffert des années passées dans sa pochette scellée. La
puissance expressive du Latakia utilisé pour ce blend est tout
simplement époustouflante.
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