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par Erwin Van Hove |
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05/03/06 |
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Tsuge
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Il est évident que ce sont avant tout des raisons d’ordre esthétique qui poussent les pipiers à employer cette matière végétale. Toutefois, le bambou présente au moins un avantage objectif : une tige en bambou est plus légère qu’une tige en bruyère. En outre, pas mal de connaisseurs prétendent que le rhizome a encore d’autres caractéristiques intéressantes : il adoucirait la saveur du tabac en y ajoutant une note sucrée, il rafraîchirait la fumée et il absorberait particulièrement bien l’humidité. Ces avantages ne sont cependant pas universellement admis. Tout dépend en fait de la construction de la tige et il y a fondamentalement deux écoles. D’une part, il y a les pipiers comme Trever qui percent tout simplement le bambou comme une tige en bruyère, la fumée passant donc à travers le conduit en bambou. Avec ce système, il y a un contact direct entre la matière végétale et la fumée. Il est donc tout à fait possible que le goût de la fumée s’en trouve modifiée, que la chaleur s’évacue mieux que dans une tige en bruyère et que le bambou absorbe les jus, ce qui explique pourquoi le rhizome prend des teintes plus foncées. D’autre part, des pipiers comme Todd Johnson insèrent systématiquement un tube en métal, généralement en acier inoxydable, dans le bambou sur toute la longueur de la tige. Dans ce cas, la fumée n’est évidemment pas en contact avec le rhizome qui ne peut donc exercer aucune influence ni positive ni négative. Bien sûr une construction avec un tube métallique semble plus solide, surtout pour les tiges longues. Mais il faut quand même savoir que le bambou est une matière peu fragile. A vrai dire, les raccords risquent de se casser plus vite que la tige elle-même. Par contre il est assez fréquent de voir apparaître sur la surface de la tige des craquelures superficielles qui ne menacent absolument pas la solidité, mais qui, au contraire, sont appréciées des connaisseurs. Côté foyer, la plupart du temps la tige est fixée au moyen de résine epoxy, souvent renforcée par un floc, côté tuyau, les pipiers travaillent avec des flocs en métal ou en delrin. Quant à la finition du bambou, rien que du classique : on emploie de la cire carnauba pour polir. |
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Sixten Ivarsson
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