Made in Germany, gage de qualité ?

par Erwin Van Hove, photos de David Enrique, Willi Albrecht, Martin Reck

15/10/06

Ceux qui suivent l’actualité pipière et qui piochent avec une saine curiosité dans le trésor d’information qu’est le world wide web, se rendent compte que le nombre d’artisans pipiers ne cesse de croître. Or, il est surprenant de constater que ce n’est pas dans les pays avec la plus longue tradition pipière que naissent les nouvelles vocations : en France et au Royaume-Uni, il ne se passe pas grand-chose. D’accord, en Italie et au Danemark on voit apparaître de temps à autre un nouveau nom. N’empêche que c’est dans des pays comme le Japon, les Etats-Unis et l’Allemagne qu’on assiste à une continuelle éclosion de nouveaux talents. Dans ces pays sans pompeuses guildes et confréries, sans centres de production pipière, sans ateliers où artisans chevronnés et apprentis se côtoient, les jeunes loups ont quelque chose en commun : ils n’ont rien en commun. La plupart du temps autodidactes, ils brillent par leur éclectisme. Bien sûr, ils ont chacun leurs modèles et leurs sources d’inspiration, mais il est impossible de déceler dans leur travail un style national. Vive cet individualisme qui rend l’univers de la pipe moins prévisible et plus passionnant.

L’Allemagne est un cas d’école. On a l’impression qu’il ne se passe pas un mois sans que quelque nouveau pipier se présente au public. Et chose remarquable : dans ce pays dominé pendant deux décennies par Rainer Barbi et Karlo Joura, aucun des jeunes loups ne s’est inscrit dans la lignée esthétique des monstres sacrés allemands : ils n’imitent pas leurs aînés. Par contre, au niveau technique, l’influence de Kaiser Barbi se fait clairement sentir. Pour preuve l’exemplaire finesse des becs qui est devenue une caractéristique des pipes artisanales d’Outre-Rhin.

Par le passé, les quelques pipiers établis en Allemagne ont travaillé seuls, chacun dans son coin, considérant que les collègues étaient avant tout des concurrents. Il en résultait que les artisans allemands n’ont jamais été perçus comme une guilde unie. Or, c’est justement cet esprit de solidarité et d’union qui a fait la force des pipiers danois qui se sont toujours présentés sur la scène internationale comme une équipe nationale. Tout récemment les Allemands ont compris cette leçon. Depuis, des pipiers établis comme Barbi ou Cornelius Maenz aident des nouveaux venus à s’améliorer et la plupart des jeunes artisans partagent entre eux leur expérience et entretiennent des rapports amicaux. En outre, Willi Albrecht a fondé un site web dédié aux pipiers allemands (german-pipemakers.de/) qui se pose pour but de constituer un jour le penchant allemand du célèbre et influent site danois danishpipemakers.com. Et puis, surtout, cette année Achim Frank et Willi Albrecht ont organisé à Rheinbach le premier pipe show consacré aux artisans allemands. Vu cette nouvelle mentalité et ce nouvel élan qui se traduit par un nombre toujours grandissant de pipiers de talent, il est à mon avis parfaitement concevable que dans une décennie les Allemands auront repris le flambeau aux Scandinaves.

Alors parlons-en de ces pipiers allemands. Au lieu de vous présenter leurs biographies et les caractéristiques de leur œuvre, soyons plus concrets. Je vous soumettrai donc quelques pipes qui ont rejoint mon harem au cours de l’année 2006. Les pipes qui ont déjà été commentées dans des articles précédents, comme celles de Jan Harry Seiffert ou de Manuel Shaabi, ne seront plus abordées. Je vous le dis d’emblée : le but de ces observations n’est point de vous présenter une analyse technique poussée, mais plutôt de vous permettre de vous faire une idée sur la qualité de l’œuvre des pipiers mentionnés.

1. Frank Axmacher (martinrr/frankax)

Par souci d’objectivité, je n’écris jamais d’articles sur des pipes qu’un artisan ou un distributeur m’a offertes. Or, cette fois-ci je ferai une exception. La raison en est simple : cette année je n’ai pas encore acheté d’Axmacher parce que j’attends toujours la orca ultime. Cependant, je trouve que Frank Axmacher mérite d’être mentionné ici. La pipe que je vous présente est donc un cadeau de Frank.

pipier : à mon avis un artisan qui ira loin. Pour preuve le fait que ses pipes sont désormais en vente chez le légendaire et difficile à satisfaire Per Billhäll, et le fait que Tom Eltang l’a invité dans son atelier pour un stage. Des formes assez classiques et des modèles très personnels comme la fameuse orca. N’a pas encore atteint son apogée, sait qu’il a encore du progrès à faire, par exemple sur ses teintures.

esthétique : une ligne élégante et bien définie, une bague en ivoire parfaitement intégrée, une rustication légère et discrète, belle teinture tan.

technique : rien à redire, très bonne exécution.

confort : 40g pour un fourneau groupe 4, c’est passablement léger. Bon équilibre. Le tuyau originel était trop fin et je l’ai donc percé. Le tuyau de rechange avec une épaisseur de 3.9mm est tout à fait confortable et la lentille bien modelée.

fumage : tirage facile et naturel. Il a fallu expérimenter pas mal pour trouver le tabac qui lui convient. Ne s’est pas domptée facilement, mais produit désormais un goût agréable avec le semois.

2. Jürgen Moritz

Mon ami Jörg Lehmann qui a aidé à lancer la carrière de Cornelius Maenz et de Tom Richard Mehret, m’avait recommandé ce pipier. J’ai donc profité de ma rencontre avec Jürgen au pipe show de Rheinbach pour lui acheter ma première Moritz. Ce ne sera pas ma dernière.

pipier : un artisan remarquable qui a réussi à développer une esthétique personnelle dès le début de sa carrière. Formes souvent organiques, parfois architecturales. Fait à la fois des pipes minuscules et des modèles XL. N’a pas de site, ni de distributeur. Pour le contacter : moritz_mg @ freenet.de (enlever les espaces).

esthétique : une petite pipe d’une exquise élégance : lignes originales et harmonieuses, définition des lignes irréprochable, parfaite lecture du grain, belle teinture mate. Un seul hic : la transition entre la décoration en buis et la tige n’est pas parfaite.

technique : excellente.

confort : la combinaison d’un poids de 20g et d’un bec très fin (3,4mm) mais solide fait qu’on sent à peine cette pipe quand on la fume. Un vrai plaisir.

fumage : d’emblée cette pipe s’est donnée et a parfaitement restitué la saveur du Three Nuns. Tirage exemplaire. Parfait.

3. Cornelius Maenz (corneliusmaenz.de)

Il serait déplacé de présenter Maenz comme un des jeunes loups allemands. Quiconque examine une pipe de Cornelius doit se rendre à l’évidence : il appartient sans conteste à l’olympe des pipiers. Vus sous cet angle, les prix que pratique Maenz sont restés bien sages, même si je comprends que ses pipes ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Dommage que sa production soit si limitée.

pipier : une esthétique personnelle, raffinée. Jamais du tape-à-l’œil. Une exécution perfectionniste qui lui a même valu des compliments de la part de Bo Nordh. A mon avis, les meilleurs becs au monde.

esthétique : une forme typique d’une grande élégance et d’une exemplaire fonctionnalité. Beau sablage classique, très belle couleur. La classe.

technique : ben, devinez ! Personnellement je suis bouche bée devant la perfection de la transition tige/tuyau. La décoration en buis est montée sur le tuyau et non pas sur la tige. Cependant chaque fois qu’on remonte le tuyau, la jointure est invisible. Si jamais vous voulez voir un floc en entonnoir, examinez une Maenz.

confort : malgré le poids de 55g, on sent à peine cette pipe en bouche : son équilibre est simplement impressionnant et elle épouse parfaitement les lignes du menton. Ajoutez à ça une lentille tout en rondeurs qui est un plaisir à avoir en bouche et un bec fin (3,8mm) et suffisamment solide pour le poids, et vous avez une typique Maenz : un modèle de confort.

fumage : tirage vraiment facile. Excellente arrivée en bouche de la fumée. Dès le début elle se livre avec des tabacs VA. Très agréable.

4. Heiner Nonnenbroich (hn-pipes.de)

Cette année ma collection s’est enrichie de deux Nonnenbroich : une fantastique horn achetée à Rheinbach et une copie d’un modèle typique de Gert Holbek que Heiner a taillée pour mon anniversaire.

pipier : ce professeur de piano a récemment progressé à pas de géant tant au niveau technique qu’esthétique. Fait des pipes inspirées par l’école danoise, mais sans toujours atteindre la finesse de ses modèles. N’est pas encore à son apogée, mais livre des pipes bien faites pour des prix raisonnables.

esthétique : j’aime beaucoup l’apparence de la pipe inspirée par Holbek. Heiner a parfaitement su capter les lignes typiques de ce vieux maître danois. Le grain est respectable sans plus, mais la pipe est très vite devenue mate. La horn, elle, a une flamme superbe, parfaitement en harmonie avec la forme. Cette pipe plus récente ne souffre plus d’un manque d’éclat : elle brille comme un miroir. Des pipes d’un classicisme de bon aloi.

technique : du travail soigné, sans fioritures, bien en rapport avec les prix pratiqués. Petite anecdote par souci d’objectivité : la horn avait tendance à suinter du jus en bas du raccord tige/tuyau. Impossible à savoir pourquoi ! Ni Heiner, ni David Enrique, ni Will Purdy qui ont tous examiné cette pipe, n’ont décelé de défaut technique qui pourrait expliquer ce phénomène. Un mystère. Heiner me fera un nouveau tuyau.

confort : malgré son fourneau chimney, la « Holbek » ne pèse que 50g. Bien sûr son équilibre ne peut être parfait, mais grâce au bec ultrafin de 3,35mm, le confort en bouche est plus que respectable. Vu que la horn n’est pas en ma possession en ce moment, je ne peux pas donner de détails. Quoi qu’il en soit, je n’avais aucun reproche à lui faire.

fumage : les deux pipes tirent facilement et sans problèmes. Par contre, au niveau goût, elles se sont comportées fort différemment. La chimney s’est avérée dure à dompter : au début elle avait un goût assez âcre, mais aujourd’hui ce problème est résolu. Ceci dit, elle n’est jamais devenue vraiment douce. Par contre la horn m’a immédiatement impressionné par la qualité de sa saveur : elle a un goût profond et bien précis qui met parfaitement en valeur les sucres des VA. Une grande fumeuse.

5. Axel Reichert (reichert-pipes.de)

Avant le show de Rheinbach, Axel Reichert était plutôt un illustre inconnu malgré le fait qu’il travaille depuis des années et qu’il a été aidé par Rainer Barbi. C’est fini, cet anonymat. Quiconque a examiné ses pipes, s’est rendu compte que Reichert a du talent à revendre.

pipier : sans se détourner des modèles classiques danois, Reichert arrive à se démarquer par ses interprétations toutes personnelles, souvent surprenantes, toujours élégantes. Des finitions vraiment haut de gamme et du bois soigneusement sélectionné. Une nouvelle vedette en herbe.

esthétique : je suis absolument subjugué par la fluidité des lignes de cette forme entre la horn et la cobra. Une rare élégance. Une teinture bien appliquée et une finition chatoyante mettent en exergue un océan d’œils-de-perdrix. Les angles extrêmement bien définis ne sont pas sans me rappeler l’œuvre de Kent Rasmussen. Incontestablement du vrai art pipier.

technique : la transition entre tige et tuyau est parfaite, ainsi que l’exécution interne. Il a fallu de la maîtrise pour percer la tige si fine. La surface est lisse comme un derrière de bébé, le résultat de longues heures de ponçage avec du papier de verre. Un boulot qui a demandé de la concentration parce qu’il fallait constamment veiller à ne pas arrondir les angles qui caractérisent ce modèle. Chapeau.

confort : malgré sa légèreté (40g), cette pipe élancée n’est évidemment pas l’outil de fumage qu’on cale entre les dents pendant qu’on jardine : c’est une pipe qu’il faut tenir dans sa main et qu’on fume confortablement installé dans un fauteuil. Le bec de 3,6mm est très bien modelé et agréable en bouche.

fumage : attention ! Fumeurs inexpérimentés ou nerveux s’abstenir ! Cette pipe en filigrane, avec ses parois si fines et son inclinaison qui flirte avec les limites du possible, n’est pas facile à fumer. D’ailleurs Axel lui-même ainsi que son distributeur Achim Frank m’avaient clairement averti : à fumer avec moultes précautions. Ils avaient bien raison : il faut continuellement veiller à ce que la pipe ne chauffe pas trop. Maintenant qu’elle a un léger culot, le danger de brûlure est moins imminent, mais ça reste quand même une pipe qui demande de la concentration. Ceci dit, si on la traite avec le respect qu’elle mérite, elle produit un goût doux et agréable.

6. Tom Richard Mehret (tom-richard-pfeifen.)

La marque TRP, c’est d’ores et déjà une valeur sûre. Elle est d’ailleurs distribuée par plusieurs commerces prestigieux un peu partout dans le monde. Cette année Tom s’est mis à explorer le monde fascinant de la morta. Je lui ai donc acheté deux pipes en chêne fossilisé.

pipier : a fait un progrès remarqué durant ces deux dernières années. A developpé un langage personnel facilement reconnaissable. A mis au point une technique de rustication vraiment splendide : il est parfois difficile de dire si c’est du guillochage ou du sablage. Pratique des prix demeurés sages malgré son succès.

esthétique : je suis fou amoureux de mes deux mortas : la egg avec sa tige triangulaire arrondie est très sobre et arbore un grain absolument époustouflant ; la petite bambou a un caractère tout organique qui n’est pas sans me rappeler l’œuvre de certains pipiers japonais. J’adore également la couleur de la morta qui permet de mieux voir la flamme que sur de la morta noire.

technique : l’exécution de la petite bambou est irréprochable. Par contre, comme j’aime les passages d’air larges, j’ai ouvert le perçage de la tige et j’ai agrandi l’ouverture de la lentille de la egg.

confort : vu la légèreté de la morta - la bambou par exemple pèse 28g - Tom pourrait à mon avis faire des tuyaux encore plus fins. Ceci dit, à 3,9mm ça reste tout à fait respectable. La preuve, c’est que ce sont des pipes que je fume très régulièrement, en particulier la bambou.

fumage : fanas de latakia, oyez oyez ! Si vraiment vous voulez pleinement profiter des nuances sombres et profondes de votre herbe préférée, offrez-vous une morta. Vous m’en direz des nouvelles.

7. Bernd Sticklun

Ce n’est que tout récemment que j’ai commencé à entendre parler de ce nouveau pipier. Dans les forums allemands on ne lit que des louanges. Je voulais donc contenter ma curiosité, tout en sachant que dans les forums, la plupart du temps on se montre très indulgent.

pipier : en regardant le site web de Sticklun on se rend compte qu’il a du talent, mais que pour le moment il cherche encore sa voie au niveau esthétique. Pour des pipes équipées de tuyaux faits main, les prix pratiqués sont honnêtes.

esthétique : une cutty version turbo. Personnellement j’aime bien ce manifeste péché contre les lois des proportions. La bruyère est très bien lue et je ne me lasse pas de regarder cette remarquable combinaison d’œils-de-perdrix, de cross grain et de flame grain. Sur la fin de la tige, il y a par contre une tache chauve. La teinture est jolie et bien égale. J’ai déjà touché des surfaces plus lisses, mais pour le prix la finition est respectable.

technique : de toute évidence Bernd Sticklun a encore du pain sur la planche. La première chose qui me frappe, c’est que la tension du floc dans la mortaise n’est pas suffisante, ce qui fait que le tuyau tourne beaucoup trop facilement. Le raccord tige/tuyau est acceptable, mais pas parfait : on le sent trop. Les faces de la mortaise et du tuyau pourraient être mieux finies. Ce qui me paraît vraiment inacceptable, c’est le perçage. Le passage d’air trop étroit et l’ouverture minuscule dans le foyer m’ont fait sourciller. Pourtant j’ai essayé la pipe telle qu’elle m’avait été livrée. Résultat prévisible : tirage difficile, problèmes de combustion et surtout une tendance au glougloutage.

confort : bien que le bec ne fasse que 3,8mm, il dégage une impression de lourdeur : trop de matière en bouche. Ce n’est pas que le tuyau soit vraiment inconfortable, mais en Allemagne d’habitude on fait mieux. Un gros fourneau incliné et un poids de 68g font que cette pipe tend à fatiguer la mâchoire.

fumage : Après le premier essai, j’ai refait le perçage avec un diamètre plus large. Ca va mieux, merci, maintenant la pipe tire bien. Au niveau goût, la pipe n’est pas mauvaise, mais pas vraiment douce non plus. Ceci dit, avec le temps ça peut encore s’améliorer.

8. Roland Schwarz

Ce pipier discret, un peu à l’écart, n’a pas le statut de vedette. N’empêche que depuis des années il présente un des meilleurs rapports qualité/prix. C’est en quelque sorte le Marco Biagini d’Allemagne. Les deux pipes que je vous présente, ont été taillées à ma demande.

pipier : des tuyaux faits main toujours confortables et une exécution plus que respectable pour des prix plus qu’honnêtes. Pas le plus fin des esthètes qui pèche parfois par un certain manque de personnalité. Ceci dit, cette versatilité a ses avantages : Roland vous fera avec le même plaisir une billiard classique, une blowfish ou une pickaxe à tige en bambou.

esthétique : ces deux pipes, je les aime bien. Ceci dit, il est évident qu’ils ne respectent pas vraiment les canons de la beauté classique. Il faut s’habituer à leurs lignes et proportions hors du commun, mais « en personne », ces pipes sont toujours plus belles que sur photo. Certes, elles ne sont pas raffinées, certes elles manquent de grâce BCBG. Mais c’est justement ces imperfections qui m’attendrissent et qui me rendent ces pipes si sympathiques. Un hic : pour mon goût la longue sablée noire a une finition trop brillante.

technique : je peux être bref : je n’ai jamais eu de Schwarz avec des problèmes techniques. Pour le prix demandé, l’exécution est exemplaire.

confort : à 32g et à 42g respectivement, ces deux pipes sont bien légères. La petite poker sablée vierge me sert de cheval de bataille que j’emmène souvent à l’extérieur. La très longue apple est bien sûr une pipe du soir. Toutes deux sont équipées de becs vraiment fins (3,6mm) et de lentilles super agréables. Rien à redire.

fumage : toutes les pipes que Roland m’a faites (une bonne demi-douzaine) ne se sont jamais montrées difficiles : elles s’adaptent à toutes sortes de tabacs et elles ne sont jamais décevantes au niveau goût. La longue pipe est d’ailleurs un excellent outil de fumage de VA : elle met bien en valeur la douceur de ces tabacs. Niveau tirage : jamais de problème.

Conclusion

Vous le voyez, si tous les artisans pipiers d’Outre-Rhin ne jouent pas ou pas encore dans la cour des grands, en général ils proposent des produits tout à fait respectables et parfois même carrément excellents à des prix qui sont nettement inférieurs à ceux de leurs collègues danois. Et c’est en effet avec les Danois qu’il faut comparer ces Allemands, vu que systématiquement ils montent leurs pipes de tuyaux entièrement faits main et vu qu’ils s’inspirent des high grades nordiques pour l’exécution technique et pour les finitions. Pour un prix qui avoisine celui de certaines séries des fabricants industriels, vous pouvez vous offrir une authentique fait main. Alors qu’attendez-vous ?