|
|
|
par Olivier Cotte |
|
22/10/06 |
|
|
Cela fait déjà quelques mois que j’ai rencontré José Manuel Lopes à Lisbonne, dans un club de pétuneurs proposant aux chalands un superbe assortiment de pipes - dont certaines en bruyère brute, magnifiques - et quelques tabacs à la vente. C’est donc dans ce cadre agréable que j’ai pu lui poser quelques questions sur la genèse de son ouvrage, pipe au bec (lui fumait une Tom Eltang, j’étais avec une Savinelli). |
![]() |
|
Lorsque j’affirme dans le titre que ce livre manquait à toute bibliothèque d’amateur, c’est mu par le spectacle du forum créé par notre ami Guillaume qui, chaque jour, génère son lot de questions portant non sur la pratique du fumage mais sur l’aspect historique de l’univers de la pipe ; et conséquemment sur l’histoire des grandes et petites marques dont la production amène toujours des interrogations. Ce sont justement ces interpellations concernant les producteurs de pipes qui ont marqué le point de départ de la démarche de José il y a une dizaine d’années (il fume depuis ses 16 ans). Quand on est journaliste (c’est sa profession), la curiosité est une seconde nature. Avec son affiliation à un club de fumeurs de pipe, José commence à prendre des notes sur un petit carnet et à consigner sans intention déterminée les informations qui lui viennent au fil de ses rencontres et de ses découvertes sur l’histoire des fabricants. L’utilisation d’internet, lui fait aussi saisir d’autres facettes de la pipe, avec son histoire, ses évolutions, ses rapport avec la grande Histoire tout autant que les comportements sociaux et culturels. Il n’y avait d’autre but à ce moment que celui d’une satisfaction personnelle, d’une curiosité à assouvir. Et vint un jour où la somme déjà collectée lui inspira l’idée ambitieuse d’être systématique, bref d’écrire une encyclopédie, et ce faisant, de destiner ce travail aux autres. Je connais assez bien les difficultés que ce type de décision entraîne. Car si les premiers chapitres, concernant souvent les marques les plus connues, sont simples à rédiger, il en va tout autrement de ceux dédiés aux entreprises n’ayant pas de site web, pas de représentant officiel, ou bien évidemment ayant cessé toute activité et dont les archives ont disparu dans le même temps. Aussi, ce type de travail demande-t-il de la patience, de la ruse, et un temps considérable car parallèlement à la collecte des informations, il est indispensable de les vérifier systématiquement. Pour tout renseignement arraché à l’oubli, le soupçon doit être de mise, et plutôt deux fois qu’une car les erreurs ont tendance à se colporter et deviennent avec le temps des vérités qu’il devient difficile de réfuter. Pour contrer le problème, il est indispensable de revenir aux sources… lorsqu’elles existent.
|
|
|