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Lors de la mise à jour du 21 février 2011 nous
avons tous eu la possibilité de découvrir le lien vers le site de
Tabaco Sentimiento Nacional (http://tienda.tabacosn.com.ar). Comme
tout passionné de la chose pipière, j’ai jeté un coup d’œil à ce
site argentin. Chez le fumeur de pipe, le coup d’œil se transforme
souvent en commande. C’est ainsi que 4 mélanges argentins
franchirent la mer pour venir s’échouer à la poste de Ménilmontant.
S’en suivit un échange de mails avec Antonio Norberto Petti. Bien
m’en a pris !
Antonio Norberto Petti, dit Toni Blender, est d’un contact
extrêmement agréable et ses mélanges sont sans l’ombre d’un doute à
classer parmi les tabacs qu’il faut avoir goûté au moins une fois !
Avec Tabaco Sentimiento Nacional nous sommes en présence d’un
artisanat au sens le plus beau du terme, digne représentant de la
démarche de qualité distinctif des grands professionnels. Nous
parlons souvent des pipiers qui ont poussé leur métier au niveau de
l’art. Toni Blender est dans la veine des grands pipiers, mais côté
tabac. Il assure tout seul tout le boulot, du choix des tabacs, les
différentes phases de transformation, l’assemblage et le service
client. Tout cela dans ce qu’il appelle son " temple ". Antonio
travaille du lundi au dimanche, sans jamais trouver le temps long ou
avoir envie de vacances. C’est un homme de passion et de
convictions, descendant d’une famille de napolitains émigrés en
Argentine il y a deux générations.
Sa devise dit quelque chose sur l’homme : " El que trabaja todo el
día en lo que no ama, es un eterno desocupado " (Celui qui travaille
toute la journée et qui n’aime pas est un éternel sans-emploi).
Bonne nouvelle pour le monde de la pipe : il compte transmettre tous
ses secrets et recettes à son jeune fils (5 ans) pour que d’autres
générations de fumeurs puissent bénéficier de ses tabacs et de sa
démarche de qualité.
J’ai voulu en savoir plus sur la démarche de Toni Blender. Antonio
m’a alors conseillé de lire l’interview réalisée par Javier Vázquez
de Prada, président de CAP Madrid (Club Amigos de la pipa de Madrid)
en 2008. Je vous livre ci-dessous la traduction de cette interview.
Ma traduction de l’espagnol est sans aucun doute à prendre avec une
certaine précaution (!), mais je pense avoir respecté l’esprit et
l’essentiel du sens, bien que les subtilités de l’espagnol
m’échappent, hélas.
J’adresse ici un chaleureux remerciement à Javier Vázquez de Prada
et à CAP Madrid pour nous autoriser à reproduire ici cette
interview. Voici le lien direct pour les hispanophones d’entre vous
:
http://www.capmadrid.org/wiki/doku.php/articulos_y_reportajes:entrevista_petti
Si vous notez des inexactitudes ou des points qui méritent d’être
précisés je vous remercie de m’en faire part pour que je puisse
corriger / compléter le texte.
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