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La pipe en terre est la doyenne de nos pipes, elle a été utilisée très tôt et elle doit son essor à William Baernelts, un sujet anglais qui émigra en 1617 à Gouda en Hollande, il créera les premières fabriques de pipes en terre dans cette ville qui était déjà connue pour ses poteries. Plus tard, des ateliers se répandent en Belgique, en Normandie, en Bretagne et dans le sud de la France (Nîmes, Marseille). Des milliers, des millions de pipes sont produites et si maintenant la pipe est synonyme de bruyère, elle était pour nos anciens un objet en terre. Que lui trouvaient-ils donc ? |
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Avantages de la pipe en terre, avancés par ses partisans : Contrairement à la bruyère, l’argile ne craint pas le feu et la chaleur. Aussi, elle est recommandée aux fumeurs qui ne parviennent pas à tempérer leur ardeur, qui ont tendance à tirer exagérément sur leurs pipes et à les faire chauffer dangereusement, ce qui est souvent fatal aux pipes en bruyère. Souvent dotée d’un tuyau plus long que les modèles en bruyère, elle permet de mieux réguler la température de la fumée : ce long tuyau d’argile absorbe mieux la chaleur que la bruyère et la fumée arrive moins chaude à la bouche du fumeur. L’argile absorbe également mieux l’humidité et elle la restitue plus rapidement lorsqu’elle sèche. De même, constituée de matière non organique, l’argile ne se putréfie pas, ne moisie pas et ne s’acidifie pas comme la bruyère lorsqu’elle est humide ou mal nettoyée. L’argile est très sensible au choc, elle se brisera si elle tombe. Néanmoins, le fourneau d’argile, plus dure que son cousin en bruyère, ne craint pas la morsure du racloir manié de façon un peu rude. L’argile, insensible à la brûlure, ne nécessite pas de précaution particulière lors des premiers fumages et un culottage n’est pas indispensable pour protéger les parois du fourneau des morsures de la combustion du tabac. De même, les amateurs de briquet ou les maladroits avec des allumettes ne risquent plus de brûler et de détériorer le dessus de leur fourneau. Contrairement à la bruyère, l’argile ne contient pas d’arôme parasite dû à ses origines ou au traitement qu’elle a subi (huile, pré-culottage etc.), aussi vous découvrez toute la saveur du tabac et seulement du tabac. L’argile n’a pas son pareil pour restituer toute la profondeur d’un tabac pur ou les différentes subtilités d’un mélange. Comme la bruyère, l’argile s’empreigne de l’arôme d’un tabac. Mais dans le cas où un tabac ne vous plait plus, la bruyère reste souvent irrémédiablement marquée par ce tabac même après un traitement à l’alcool et au sel, tandis que l’argile retrouvera sa virginité après un nettoyage par le feu. Enfin argument de poids, vous ne risquez pas grand-chose à l’essayer :
l’argile est bon marché, la fabrication d’une pipe en terre n’est pas
compliquée et même si elle est peaufinée à la main, la pipe en terre est
moins chère que ses sœurs en bruyère ou en écume. Vous pourrez en
acquérir plusieurs pour une somme modique et vous constituer une
collection qui vous permettra de laisser reposer vos bruyères favorites. |
| Avant le fumage : Une pipe en terre n’a pas besoin de beaucoup de préparation avant de pouvoir être fumée : Quand vous venez de l’acheter et que vous voulez la fumer, la première des choses à faire est de procéder à un examen visuel pour vérifier s’il ne reste pas des bardes d’argile au fond du fourneau. Celles-ci pourraient gêner le passage de l’air ou être aspirées par le fumeur. Ensuite, il suffit d’ôter les résidus et la poussière d’argile qui pourraient subsister dans le fourneau, avec une éponge ou un linge humide. Si la pipe a été longtemps exposée dans la vitrine d’un marchand peu soigneux, ou si elle a été salie par des clients négligés, vous pouvez enlever les traces qui souillent sa blancheur avec une petite brosse, de l’eau, voire un peu de savon. Un brossage n’abîmera pas la terre cuite mais trop appuyé ou réalisé avec une brosse trop dure, il peut faire disparaître ou altérer certains détails d’un relief dans le cas de pipes au moulage particulièrement riches (personnages, animaux, etc.). Si vous utilisez du savon, veillez à procéder à un rinçage approfondie car poreuse, l’argile a tendance à absorber les liquides et pourrait garder quelques traces de savon qui s’évaporeraient lors du fumage et altéreraient le goût du tabac. |
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Suivant les fabricants, le tuyau des pipes en terre peut comporter un revêtement destiné à éviter que les lèvres du fumeur ne collent à l’argile, sensation peu agréable. Ainsi, une couche de verni ou de cire peut être appliquée au bout de ce tuyau. Certains préféreront l’ôter en la grattant avec la lame d’un couteau. D’autres au contraire préféreront enrouler autour du bec un fil de coton ou d’étoffe pour le rendre plus confortable au contact des dents. Il est cependant souligné que ce dernier procédé est peu hygiénique et que le bec a ainsi tendance à prendre un goût douteux au fil des fumages. |
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| Des premières pipes au
culottage : Souvent préférée pour goûter ou tester des tabacs, la pipe en terre est souvent jugée neutre, c'est-à-dire que la matière dont elle est constituée, l’argile, n’ajoute pas d’arôme au tabac. Neutre, elle est aussi jugée un peu âcre au début du fumage. Une solution consiste à l’humidifier avant d’y placer le tabac : on la passe sous un filet d’eau, ou on peut la plonger dans un verre d’eau, suffisamment longtemps pour que le liquide s’infiltre dans l’argile. Avant de remplir le fourneau de tabac, on pourra y passer un mouchoir en papier pour enlever l’excédent d’eau et éviter que la pipe ne glougloute. Ainsi humidifiée, la pipe se révélera fraîche lors du fumage et perd son âcreté. Pour ce qui est du culottage, la terre n’ayant pas besoin d’être protégée avec autant de son que la bruyère de la morsure du feu, il n’y a aucune nécessité à limiter la quantité de tabac bourrée dans le fourneau : au diable la règle des tiers pendant de longues pipes ! On peut donc la bourrer entièrement et la fumer doucement. Pourquoi la fumer doucement si elle n’est pas sensible à la morsure du feu, me demanderez-vous ? En fait, la pipe en terre peut tout de même présenter
des brûlures dues à un tirage trop rapide, à une augmentation brutale de
la température due à un fumeur peu averti. Il est vrai que la terre, ou
l’argile, composée de silicate d’alumine additionné à d’autres matières
minérales est à peu prés infusible, et si la cuisson à de hautes
températures ne l’a pas décomposé, ce n’est pas la chaleur de la
combustion du tabac qui peut la brûler, certes. Le terme de brûlure est
donc mal employé pour désigner le phénomène d’un fumage maladroit,
pourtant je n’ai pas trouvé d’autres termes et les auteurs de livres sur
la pipe en terre l’utilisaient. Que se passe-t-il donc ? La chaleur
d’une combustion maladroite du tabac ne brûle donc pas la terre mais
elle la durcit, elle la condense en resserrant ses pores et limite sa
porosité. A l’endroit de la pipe où a lieu ce phénomène de « brûlure »,
la température s’élève anormalement, la terre mois poreuse n’absorbe
plus la chaleur, elle ne la rayonne plus aussi efficacement. Les
liquides et les gaz se trouvent décomposés par cette chaleur, se
trouvent poussés et chassés à travers la paroi de terre et constituent
une tache sombre à l’extérieur de la paroi tandis que se dégage une
odeur fétide résultant de l’évaporation des liquides… Fumez donc
doucement pour conserver la porosité de votre pipe et la préserver de la
« brûlure ». |
| La
coloration de la terre :
Le phénomène du culottage de la pipe en terre est différent des pipes en bruyère dans la mesure où les matières liquides et gazeuses traversent la terre de la pipe et la colorent, un peu comme dans le cas de l’écume de mer. Dés les premières pipes, on voit apparaître à la naissance du tuyau, une tache jaune, qui s’étend peu à peu sur toute sa longueur, jusqu’à sa partie en contact avec les lèvres ; cette tache brunit en même temps : elle a en quelque sorte une apparence humide. Elle pâlit beaucoup et s’efface presque quand on reste quelques temps sans fumer la pipe. Cette tache envahit souvent aussi le fourneau sur une hauteur variable. – Telle est la première période du culottage. |
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La troisième période est moins distincte et peut être considérée comme la continuation, la fixation de la seconde. Le culottage se fonce et prend plus de stabilité, la terre s’imprègne plus profondément des matières colorantes, et les produits pyrogénés en excès viennent se condenser à sa surface sous forme de gouttelettes liquides qui se dessèchent et se concrètent en une croûte pâteuse. Il y a des pipes qui n’arrivent jamais à cette période de culottage, d’autres où elle succède sans transition à la première. Enfin, dans les vieilles pipes, on voit se manifester
une quatrième période de culottage. La partie non culottée du fourneau
prend une teinte jaune dorée semblable à un vernis extérieur. Cette
teinte parait être due au dépôt laissé par la fumée, dont la pipe est
sans cesse environnée pendant qu’on la fume. Cette teinte se manifeste
d’abord sur la surface antérieure du fourneau. Puis, à la longue, le
culottage du tuyau et du fourneau (plus rarement ce dernier) pâlit par
places et disparaît tout à fait, laissant une tache d’un blanc mat, qui
ne noircit plus de nouveau, quoi qu’on puisse faire. |
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La croûte à l’intérieur du fourneau : Cette croûte est une véritable suie combustible déposée à l’intérieur du fourneau, dans lequel elle forme en quelque sorte un second fourneau, de façon qu’on ne fume plus dans une pipe de terre mais dans une pipe de résidus de tabac. La croûte modifie sensiblement les conditions de combustion du tabac, parce qu’elle est moins bonne conductrice de la chaleur que la terre. Il est des fumeurs qui préfèrent les pipes encroûtées, d’autres qui grattent avec frénésie l’intérieur du fourneau pour le nettoyer. Mais dans tous les cas, il faut se méfier d’une croûte trop épaisse : elle s’échauffe et se dilate avant la terre. Elle exerce sur cette dernière une pression considérable et si l’effort vient à dépasser la résistance du fourneau, celui-ci éclate. La croûte descend rarement jusqu’au fond du fourneau : l’humidité qui y règne l’empêche de s’y attacher. La limite inférieure de la croûte coïncide ordinairement avec la limite supérieure du culottage. L’une borne l’autre et il est rare qu’elles empiètent l’une sur l’autre. Enfin, la croûte bouche
les pores de la terre, elle empêche les résidus liquides de poursuivre
la coloration de la terre et elle qui empêche le culottage de gagner
tout le fourneau. |
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Un
nettoyage un peu particulier : par le feu ! La pipe en terre ne nécessite pas la présence d’un culot, ce dernier est même peu recommandé car lorsqu’il est trop épais, il se dilate plus facilement que la terre et il peut entraîner une rupture de cette dernière lorsque la chaleur arrive à son point culminant. Possédant le plus souvent des tuyaux en terre, fixes, le passage de la chenillette peut s’avérer difficile voire dangereux : la tige et le tuyau sont fragiles et vouloir impérativement tirer sur une chenillette peut provoquer leur cassure. Aussi, si la chenillette passe aisément, n’hésites pas, si vous sentez qu’elle est bloquée rapidement dans le tuyau, n’insistez pas. Si vous ne parvenez pas à nettoyer ce tuyau, cela n’a rien d’inquiétant : en effet, il semble que l’argile absorbe davantage les liquides et les restitue plus facilement que la bruyère. Aussi, la condensation ou le « jus » s’évaporera plus facilement que dans le cas d’une pipe en bruyère. Si votre chenillette ne passe pas, vous en serez
quitte pour procéder à des nettoyages par le feu de façon plus
régulière. |
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Quand faut-il nettoyer sa pipe par le feu ? Votre pipe est bonne pour un nettoyage approfondi quand vous remarquerez que l’argile est saturée de goudron ou de jus, qu’elle ne les absorbe plus et qu’ainsi votre pipe fume humide, qu’elle a mauvais goût et que le jus arrive jusqu’à votre bouche… Pour la nettoyer, vous pouvez opter pour votre four à gaz ou vous êtes bon pour demander de l’aide à une fabrique ou à un magasin de céramiques. Il faut donc placer sa pipe dans un four dont la température doit rester en deçà de celle qui la cuite et suffisamment importante pour que la chaleur brûle tous les résidus chimiques qui se sont accumulés dans l’argile. La couche de culottage sera perdue mais la pipe sera comme neuve : l’argile sera de nouveau tellement absorbante que vos lèvres colleront de nouveau au tuyau ! Les fours autonettoyants à gaz sont parfaits car la température monte très haut pour dissoudre tous les résidus de cuisson et ce sera très bien pour votre pipe : il suffit de la placer sur une grille, le plus haut possible dans le four et de lui faire faire un cycle d’auto nettoyage. Avec un four à gaz, tous les résidus chimiques issus de votre pipe vont brûler, mais avec un four électrique, il se peut que la température ne s’élève pas suffisamment pour cela : ces produits vont s’évaporer de la pipe mais ils vont se déposer sur les parois de votre four. Si vous ne les ôtez pas, vous en serez quitte pour avoir un poulet avec un drôle de goût à votre prochaine cuisson… Si votre four n’est pas autonettoyant, vous avez
peut-être la chance d’avoir un four avec un grill : mettez la pipe le
plus prés possible de la flamme ou de la résistance et laissez la au
moins 20 minutes, voire jusqu’à une heure en fonction de la température
qui règne dans le four. La chaleur venant que d’une seule direction,
vous serez sans doute obligé de retourner la pipe pour présenter son
autre profil et parfaire le nettoyage. |
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Bon, vous n’avez pas non plus de grill… Il vous reste la solution de la cheminée, du feu de camp ou du barbecue ! Il faut s’efforcer de constituer une braise digne d’un méchoui. Placer la pipe au milieu des braises, en verser même dans le fourneau et attendre patiemment que le feu fasse son œuvre. Une heure est souvent nécessaire, mais vous pouvez laisser votre pipe jusqu’à l’extinction du feu. Bien sûr, votre pipe ne sera pas aussi virginale que si elle avait été placée dans un four, elle sera vraisemblablement grisâtre et salie par les cendres mais elle aura un goût incomparable ! Une dernière solution est proposée par certains : placer la pipe directement sur une flamme d’un réchaud à gaz, d’un chalumeau ou d’un bec bunsen mais en plus du fait que le fumeur de pipe peut se brûler gravement, il faut reconnaître que c’est également aléatoire en ce qui concerne la pipe : comme on ne peut appliquer simultanément l’ensemble de la pipe sur la flamme, il y a de grands écarts de température en fonction des différentes parties et cela peut provoquer des ruptures immédiates de l’argile ou des fissures qui se révéleront plus tard lors des fumages. |
Vous l’aurez compris, ce procédé est très efficace mais il est difficile d’apprécier la température idéale et il n’est pas sûr que notre four de cuisine l’atteigne. Aussi, il y a d’autres méthodes pour nettoyer sa pipe en terre : L’eau salée portée à ébullition : il s’agit là d’un bon compromis mais il est passablement long ! Il suffit de plonger la pipe dans un récipient contenant de l’eau salée, portée à ébullition. Sous l’effet de la chaleur et de l’eau salée, les résidus vont se décoller de la pipe mais il faudra l’y laisser un long moment. Il y a aussi la difficulté de trouver un récipient suffisamment profond pour y plonger la pipe entière… La pipe peut également être plongée dans de l’alcool, comme la vodka, ou dans du vinaigre. Le vinaigre est composé d’acides organiques qui sont d’excellents dissolvants de goudrons. La plupart des produits dissolvants essayés n’ont pas donné de résultats exceptionnels, à contrario, ils n’ont pas non plus abîmé l’argile de la pipe à nettoyer. Certains ont fait des essais dans le lave vaisselle familiale : placer la pipe le plus haut possible dans la machine, et de préférence seule car les résidus qui seront détachés de la pipe risquent d’imprégner le reste de la vaisselle. Le lavage va essentiellement traiter la partie extérieure de la pipe, et peut-être l’intérieur du fourneau mais la température du lave vaisselle n’est pas suffisante pour chasser les résidus qui ont été absorbés par l’argile. En plus, il y a un risque réel pour la pipe : celui de tomber sous la poussée de l’eau ou de ses mouvements et de se briser. Astuce : si d’aventure votre tuyau en terre se
bouche, vous pouvez utiliser un fil de fer de petite section, rigide,
pour dégager le tuyau de ses dépôts de cendre ou de morceaux de tabac
non consumés. Pour dégager complètement ce tuyau ou le passage de l’air
dans le fourneau, vous pouvez utiliser du fil dentaire (non ciré et sans
menthol !): il faut suffit d’introduire ce fil dentaire dans le tuyau à
l’aide du fil de fer, de le faire déboucher dans le fourneau et il ne
vous reste plus qu’à effectuer des va-et-vient, d’un coté et de l’autre
avec ce fil pour dégager le passage de l’air, la lentille ou pour
frotter les parois du tuyau. Certains utilisent, au lieu du fil
dentaire, un simple fil de coton : le coton absorbe davantage les
résidus liquides mais il est aussi moins solide et moins abrasif que le
fil dentaire. En formant une petite ganse sur un fil de fil, et en y
mettant quelques fils de laine coupés et repliés, on peut passer cet
écouvillon dans le tuyau pour le nettoyer. Attention de toujours tirer
sur notre fil de fer, ne jamais tenter de l’enfoncer après un premier
passage car il formerait alors un bouchon difficile à retirer. |
| Mise en garde :
Il est naturel que le fourneau d’une pipe en terre
chauffe bien plus que celui d’une pipe en bruyère, il n’est pas rare
qu’il soit même brûlant. Cela n’a rien d’inquiétant mais il faut veiller
à ne pas prendre la tête de la pipe à pleine main au risque de se brûler
la paume de la main. En fait, soit la pipe est courte et on la tient
entre les dents, soit son tuyau est long et on le tient coincé entre les
doigts (le majeur par-dessus le tuyau, les autres doits dessous) en
essayant de trouver le point d’équilibre de la pipe. Certaines pipes
sont aussi équipées d’un talon, sous le fourneau : ce talon permet de
maintenir la pipe par cette excroissance qui reste froide, il permet
également de laisser une longue pipe reposer sur une table sans la
détériorer sous l’effet de la chaleur dégagée par les parois du
fourneau. |
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