Baldo Baldi

Après des études d'architecture, Baldo Baldi, ne pouvant s'offrir les pipes qu'il convoite, se fabrique les siennes. Il participe à un concours, et obtient la deuxième place. Il entre comme ouvrier chez Castello, où le maître des lieux lui donne quelques morceaux de bruyère : Baldi continue son apprentissage. Un jour, il va chez le dentiste, avec une de ses pipes en poche : ne pouvant payer, le dentiste est ravi d'accepter la pipe en paiement.

Baldo commence alors à fabriquer des pipes pour payer ses études. Son père va montrer quelques unes d'entre elles à un magasin de Rome : impressionné, le patron passe commande. Puis, le magasin fermé, Baldi reprend son travail d'architecte... au Canada. A la naissance de son fils, en 1977, il reprend la fabrication de pipes à temps plein.

Il reste persuadé que rien ne vaut la sensibilité de la main de l'homme, et celui qui voulut un temps devenir sculpteur travaille toujours de la même façon qu'à ses débuts, à la lime et au papier de verre. Il prête une grande attention aux détails, notamment le floc et la tige.

Sa bruyère vient de Ligurie et de Provence, et elle a séché entre quinze et vingt ans. S'il lui arrive d'acheter de la bruyère fraîche, il la laisse sécher à l'air.

Pour ses tuyaux, il emploie l'acrylique, le cumberland - et parfois l'ambre. Pour son logo, il le réalise en syntonite.

Ce grand fumeur (50 grammes par jour) est aussi un amoureux de la vie : il aime cuisiner, le champagne, cultiver ses camélias, jouer au tennis, la musique, du classique au jazz, et les chaussures - plus de 140 paires !

Ses mélanges préférés sont les virginies en flake, avec et sans perique, comme l'Escudo, le Gawith full virginia and flake N°7. Il fume habituellement un mélange composé moitié de Saint Bruno, moitié Park Lane N°7.

Il est également l'inventeur de la pipe anti-tabac, jeu auquel se sont essayés par la suite Andersen et Nicolas.