Carlo Volpe

Carlo Volpe est né en 1981, à Bari, mais vit depuis 2006 à Saronno, à côté de Milan. Amateur de virginies, comme le McClelland 22, ou de virginie-perique et d'orientaux, il aime également le Semois. Il n'a pas réellement de marque de pipes favorite, appréciant le travail de bon nombre de confrères dont il observe attentivement le travail, comme Becker, Rimensi, Tombari, Castello, ou Davis Eltang ou Asteriou, mais il préfère les formes classiques anglaises.

Sa première passion, la menuiserie, lui est venue tout enfant, grâce à un voisin qui créait maquettes, navires ou montres, tout en bois. Il a commencé par fabriquer des boites en contreplaqué, pour arriver ensuite à du mobilier.

C'est à seize ans qu'il achète sa première pipe, une canadian de Brebbia. Quelques années plus tard, en vacances avec son frère, au cours d'une après-midi, celui-ci lui demande s'il serait capable de fabriquer une pipe. En 2013, il se lance sérieusement, et va assister à un cours donné par Bertram Safferling, à Egna. Et depuis septembre 2015, il a abandonné son ancien emploi pour devenir pipier à temps complet.

Sa bruyère provient à 80% de chez Mimmo, mais il travaille également avec Manno ou Makis Minetos. Pour ses tuyaux, en ébonite, cumberland ou acrylique, il se fournit chez Sem ou Janzen. La bruyère qu'il reçoit ayant généralement déjà séché six mois, il la laisse reposer encore un an et demi dans son atelier. Il prévoit d'en avoir, fin 2016, quatre ans d'avance. S'il n'apprécie pas outre mesure les décorations, bagues et allonges, il lui arrive d'utiliser de la corne, l'elforyn, le cumberland, l'acrylique, d'autres bois, parfois de l'argent.

Son atelier étant installé, il pense pouvoir y produire entre 180 et 200 pipes par an. Il propose aussi bien des lisses que des rustiquées, mais sa finition préférées, ce sont les sablées. "Pour réaliser une très belle pipe sablée, vous avez besoin d'un plateau à très beau grain, qui pourrait donner une excellent pipe lisse, mais le sablage fait ressortir le grain en trois dimensions".

La plupart de son travail étant des commandes, Carlo réalise d'abord un croquis sur ordinateur, choisit la bruyère adéquate, puis coupe le tuyau dans la matière demandée. Il réalise le tenon et le perçage du tuyau au tour, découpe le plateau à la scie, puis commence la forme au tour à bois, puis passe à la ponceuse, pour finir à la lime et au papier de verre. Puis il réalise le rusticage avec ses outils, ou sable. Pour les lisses, il poursuit le travail avec des papiers de verre de plus en plus fins, pour finir par un passage à la carnauba.

Carlo n'a pas voulu noter ses pipes, pour lui elles sont lisses, sablées ou rustiquées. Il a bien essayé de différencier les lisses et lisses extra, mais cela lui a paru vain. Il s'attache également à un travail très minutieux sur les tuyaux, leur perçage et leur ouverture, sur la qualité des matières premières, et la symétrie de ses pipes.

Il compte ouvrir son propre site prochainement.