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par Erwin Van Hove |
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18/11/07 |
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Depuis qu’à l’âge de 17 ans, je me suis mis à fumer la pipe, j’ai eu l’occasion de me caler plus de cinq cents outils de fumage entre les dents. Ca fait un paquet. Alors il est temps de faire le point. J’ai acheté et vendu sans cesse. D’une part parce qu’au cours de trois décennies, mes goûts ont évolué, d’autre part parce que petit à petit mes exigences sont devenues plus strictes. Aujourd’hui il me reste 175 pipes. Ce harem est le résultat d’une longue et sévère sélection. Les odalisques qui partagent à l’heure actuelle ma vie de fumeur, ont donc été triées sur le volet. Est-ce dire que chacune d’elle est parfaite ? Bien sûr que non. Cependant, elles ont toutes un point en commun : elles se fument sans me causer des soucis et elles me comblent par leurs saveurs. Bref, sans exception elles répondent à des degrés différents à mes attentes de pipophile exigeant. Je viens de parcourir tous mes cabinets et râteliers à la recherche de celles qui sortent du lot et qui constituent pour moi le nec plus ultra en matière de fumage. Quoique particulièrement sensible à l’apparence de mes pipes, en faisant ce tri, je ne me suis nullement servi d’étalons d’ordre esthétique, le seul et l’unique critère étant les performances et les plaisirs purement gustatifs qui en découlent. Voici donc, sous forme d’Abcdaire illustré, un aperçu des pipes qui me tiennent le plus à cœur, accompagné de quelques commentaires sur ces objets, comme sur les marques et artisans qui les ont conçus et modelés et qui, souvent, leur ont insufflé une âme.
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Comme j’ai déjà consacré un article entier à ces trois pipes (http://www.fumeursdepipe.net/testchacomgrandcru.htm), je peux être concis : ce sont des bruyères straight grain sans failles en finition naturelle, elles sont équipées de tuyaux en ébonite confortables et surtout elles s’harmonisent parfaitement bien avec un de mes tabacs de prédilection, le semois. Bien sûr, si on veut faire la fine bouche, on peut leur faire certains reproches. Malgré leur prix de vente pourtant pas exactement démocratique, leur exécution et finition n’atteignent pas le niveau qu’on est en droit d’attendre d’une vraie high grade. N’empêche que je les fume souvent et qu’elles me procurent beaucoup de plaisir. Que désirer de plus ?
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